Site de l'académie de Versailles

Accueil > Disciplines > Humanités > Projet Humanités > Critiques du film Allemagne Année Zéro de Roberto Rossellini > Alexis P/Anthony L/Marwa E

Alexis P/Anthony L/Marwa E

vendredi 4 novembre 2016 par A. Beillard et S. Dufraisse, publié par H. MERLIN

Durant l’après-guerre, un nouveau genre cinématographique apparait : le néo-réalisme. Dans le cadre de ce film, ce néo-réalisme s’inscrit dans l’image de l’humanité. Le néo-réalisme est un mouvement qui naît en Italie à la fin de la Seconde Guerre mondiale visant à l’objectivité, à l’observation des réalités quotidiennes insérées dans leur contexte social. Tous les films réalisés dans ce genre sont filmés dans des décors naturels avec peu de budget.
Le film Allemagne année zéro a été tourné dans un Berlin ravagé par la guerre. Aussi, le son et l’image sont pauvres en qualités du fait du faible budget et des studios détruits par la guerre. Le film narre le quotidien d’un enfant allemand (Edmund) vivant dans l’après-guerre. Ainsi, l’objectif du film est de formuler un constat à travers Edmund et de voir les différentes réactions de son entourage au fil de son évolution. Les aspects positifs sont que la narration est produite sans excès et l’on ressent donc une réalité qui vient s’ajouter à la notion historique, les décors naturels, les chapitres sont correctes puisque qu’on peut voir l’évolution du personnage principal ainsi que de son entourage. Les aspects négatifs sont que la construction du film est essentiellement fondée sur la ville détruite de Berlin et donc aussi sur la misère de la population, sur la guerre, sur la mort et le désespoir. Aussi, un des points noir est que l’organisation du film ne suit uniquement l’histoire d’Edmund alors qu’il aurait été facile d’introduire un autre garçon ou bien une fille ce qui aurait par la même occasion pu montrer comment les filles ont vécues cet après-guerre et avec qui on aurait suivit son histoire. Ce film est donc aussi dédié à la mémoire de son fils. Il indique aussi que 3,5 millions de personnes vivent à ce moment du film dans les ruines. On peut aussi notifier que l’histoire débute avec un scène où l’on voit des adultes qui creusent des trous afin d’enterrer les morts ce qui peut être considéré comme un signe introduisant l’ambiance du film de plus à la fin Edmund se suicide donc le début comme la fin ne démontrent aucun espoir, nous sommes juste dans la noirceur et le désespoir. En outre, dans le film on peut voir à la fin un carton où il y a marqué « fine » qui signifie fin (c’est de l’italien), on peut donc se demander « pourquoi », puisqu’en théorie ce procédé comprend 9 cartons et qu’il n’en apparaît qu’un. On peut cependant faire le rapprochement avec un de ses films qui traite du même thème : une ville perdant la Seconde Guerre mondiale à l’après-guerre, il y a notamment eu Rome ville ouverte (1945), Paisa (1946) et Allemagne année zéro en 1947. Toujours à la fin, l’on voit Edmund qui rentre dans un bâtiment détruit et qu’il monte petit à petit tout en regardant partout, il se fait ensuite appeler par son grand frère et sa grande sœur mais il ne répond pas. Il monte le plus haut possible et on voit maintenant comme si on était à sa place et l’on voit les bâtiments ravagés et la ville anéantie. C’est un plan les plus larges sûrement afin de représenter une certaine ampleur. Aussi le son est stressant, angoissant, grave tout au long du film mais il est plus fort à la fin du film. Ce qui d’ailleurs conduire à son suicide peu de temps après cette vue large de la ville est qu’il est seul. En effet, il essaie d’aller voir Christl qui est une copine qu’il a déjà rencontré et qu’il apprécie mais elle est dans une pièce d’un bâtiment (peut-être une ancienne chambre, du moins cela y ressemble) mais elle fait semblant de ne pas le connaître, on peut y interprété un passage à l’âge adulte où Edmund serait trop petit pour y entrer. De plus avant cela il se fait frapper par son ancien professeur (nazi) avec qui il était resté en contact, pour avoir empoisonné son père. Il va ensuite sortir du bâtiment et vouloir jouer avec des enfants plus petits que lui mais ils vont arrêter de jouer et partir, il se fait donc aussi rejeter des enfants. Soudain il entend le son d’un piano provenant d’une église et cela le rend triste et le laisse pensif. On peut dire qu’il a sacrifié « son coeur » afin de commettre cet acte fatal et personne n’est reconnaissant pour tout ce qu’il a fait, il décide donc par la suite de sauter. Ce monde qui le rejette, qui l’oppresse, qui le force à grandir trop rapidement, tout ceci l’a poussé à chuter.
On peut conclure que le film ne laisse indifférent personne. Le fait que l’on suive l’histoire que d’Edmund, fortifie le lien entre le spectateur et Edmund. Cet enfant ayant dès le début donné tout ce qu’il avait pour sa famille (au début du film il travaille à creuser des tombes pour gagner de l’argent ce qui lui est interdit puisqu’il n’a pas l’âge requit pour travailler).Un enfant subissant l’après-guerre et étant obligé de grandir pour protéger ceux qu’il aime mais n’ayant de reconnaissance d’aucune personne à part de sa sœur et son père sauf que sa sœur ne lui en fait jamais part. Sans aide à la fin du film, il tombe...


| Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page | SPIP | ScolaSPIP
Lycée Marcel Pagnol Athis-Mons (académie de Versailles)
Directeur de publication : M. Blum, proviseur