Manifeste du Parti Communiste, critique

par A. Beillard et S. Dufraisse, publié par M. HERY

Le Manifeste du parti communiste-résumé critique : JPEG - 16.5 ko

Ce livre de Karl Marx expose dès les premières lignes un problème constant qui se nomme la lutte des classes. En effet, Karl Marx met en lumière le fait que dans toutes les civilisations, toutes les sociétés, l’être humain lutte pour être supérieur à ses semblables. C’est donc ce qui divise la société en deux catégories disctinctes et perpetuelles appelées : la catégorie sociale et financière aisé (bourgeoisie) et la catégorie sociale et financière pauvre (prolétatiat). Aussi, l’ambition de ce livre pour l’ auteur est d’analyser la société, ce qui conduit à sa division en classes et de démontrer qu’il existe une force qui « naît, se développe, s’organise et qui s’appelle le prolétariat, et ensuite à affirmer l’émergence d’une force politique nouvelle qui veut se faire connaître, le communisme ». Ainsi, le manifeste a plutôt une fonction de synthèse des idées naissantes des communistes de l’époque. Le travail des auteurs est avant tout de vulgariser leurs idées et leurs volontés, c’est-à-dire de les rendre accessibles à la classe qui est centre de leurs aspirations : le prolétariat. Le Manifeste du parti Communiste se divise en trois chapitres, le quatrième servant de conclusion. Le premier est le plus essentiel : analyse de l’Histoire, il sert de base aux thèses communistes, en particulier celle de la lutte des classes. Le deuxième chapitre a pour but de rendre compte de ce que doivent être la position et l’engagement des communistes dans la nouvelle lutte des classes (entre bourgeois et prolétaires). Le troisième chapitre critique les différents partis dits socialistes qui, malgré leurs doctrines anticapitalistes, conservent la structure de société établissant l’antagonisme de classes. Enfin, le quatrième chapitre, conclusion sommaire du Manifeste, résume les idées énoncées dans les parties précédentes et les réécrit sous forme de slogans.

Ce chapitre s’ouvre sur la thèse selon laquelle « l’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de lutte des classes ». Deux constats sont donc établis : des classes sociales différentes se dessinent au sein de l’Histoire – homme libre/esclave, oppresseur/opprimé – ainsi que d’autres classes antagonistes, entrent en concurrence et s’opposent. Pour les auteurs, il ne reste que deux classes contemporaines : la bourgeoisie et le prolétariat, la bourgeoisie étant la classe opprimante. Ainsi la critique de cette classe est très virulente
La deuxième partie parle donc de comment doivent se positionner les communistes, ainsi les auteurs leurs rappellent me moyen d’obtenir l’ascendant avec l’abolition de la propriété privée. Cette propriété privée est donc le symbole de la domination bourgeoise sur les prolétaires puisque pour neuf dixièmes de la population cela n’existe pas. En outre, cette partie du livre propose une mise en place au cas où la révolution prolétaire durerait comme abolir le travail pour les enfants, abolition de la bourgeoisie, abolition de la propriété privée, impôt fortement progressif,ect.
Ainsi, ce troisième chapitre est aussi important que les deux premiers puisqu’il explique qu’il y a une ambition mais il faut qu’elle devienne réalité et pour cela, il faut absolument abolir le capitalisme ainsi que la propriété privée. Il est montré que les autres parties communistes cherchent plus à reformer qu’à faire une révolution puisqu’ils souhaient garder le système déjà en place, celle d’une classe supérieur et inférieur. Cependant, ils n’ignorent pas le rôle qu’ont joué les autres partis d’opposition dans la formation du communisme.
Le dernier chapitre résume l’ambition et les moyens que possèdent les prolétaires afin de faire changer les sociétés. L’union reste donc le pillier d’une victoire sur la bourgeoisie dominante. Ainsi, ces communistes travaillent avec les partis démocratiques de tous les pays.

Marwa, Alexis