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Critique de La Question, ALLEG Henri par Joran A, Jeannette H, Kecha H

vendredi 18 novembre 2016 par publié par H. MERLIN

Critique de La Question, ALLEG Henri

La Question est un livre autobiographique d’Henri Alleg, publié en français en 1958 et en anglais. Il y narre et dénonce la torture des civils pendant la guerre d’Algérie étant lui même une victime des tortures. Alleg est un militant communiste, décédé en 2013, né en 1921, installé en Algérie dès 1939, il sera d’abord journaliste à l’Alger Républicain, journal communiste, avant d’en devenir directeur. Ce journal, qui prend parti pour l’indépendance de l’Algérie, est interdit en 1955, Alleg verse dans la clandestinité, parvient à envoyer quelques articles à l’Humanité, est finalement arrêté le 12 juin 1957. C’est là que débute La Question. Henri Alleg est arrêté le 12 juin 1957, soit le lendemain de l’arrestation de Maurice Audin, par les hommes de la 10e division parachutiste. Il est séquestré un mois à El-Biar où il est torturé et subit de multiples interrogatoires, dont un mené après une injection de penthotal. Il est ensuite transféré au camp de Lodi où il reste un mois puis à Barberousse, la prison civile d’Alger. C’est là qu’il écrira La Question, dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats.

Ce livre nous permet de découvrir la face cachée de la guerre d’Algérie : les tortures souvent cachées par la presse à cause de la censure faite par le gouvernement. Le livre a notamment était censuré dès sa publication. Ce livre est témoignage des atrocités faites par la France à ceux qui n’étaient pas d’accord avec la politique colonisatrice. Il montre la force et le pouvoir de volonté qu’un homme peut avoir pour défendre ses droits. Henri Alleg fait son travail de journaliste et reste quand même le plus distancié possible de ce qu’il raconte. Le livre montre quand même le pouvoir qu’un livre peut avoir puisqu’il a été clandestinement même si la censure était très présente. Ce récit est d’une neutralité parfaite, ce qui le rend très fort, et permet de l’inscrire dans toutes les mémoires, que l’on partage la doctrine de l’auteur, ou que l’on soit tout simplement révolté par la transgression des droits fondamentaux que l’Homme doit pouvoir jouir. Ce livre permet de compléter nos cours sur la guerre d’Algérie d’un point de vue personnel, d’une victime. Il montre l’horreur subit aux opposants du régime de France : la douleur, l’humiliation, la saleté, l’obscurité étaient très présent pour les torturer. Ce livre montre l’espoir qu’un homme peut avoir face a la noirceur des tortures des français.


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