Les Petits Enfants du Siècle

par A. Beillard et S. Dufraisse, publié par M. HERY

Les Petits enfants du Siècle de Christian Rochefort est un roman dans lequel Josyane, le personnage principal, raconte à la première personne, sa vie, de son enfance jusqu’à ce qu’elle atteigne l’âge adulte. Celle-ci évolue dans une banlieue parisienne (Bagnolet), dans les grands ensembles au début des années 1960. Tout d’abord nous allons résumer la vie personnelle du protagoniste. Puis nous verrons le fond social de l’histoire. Et pour finir nous emmétrons une critique du livre.

Tout d’abord, Josyane est issue d’une famille nombreuse vivant dans les grands ensembles des années suivant la Seconde Guerre mondiale (années 60). Celle-ci vit une enfance assez particulière car elle est le pilier de la famille. En effet, sa famille dépend d’elle, Josyane doit assumer des responsabilités que les autres enfants évitent, du fait de leur jeune âge. Celle-ci élève ses frères et sœurs même une fois bien grand. La petite fille aime particulièrement être dans le calme. En effet, après 22h du soir, quand toute la famille est couchée, celle–ci se retrouve seul dans la cuisine est savoure les moments de calme et de sérénité. Josyane est une petite fille assez ouverte et rencontre un homme beaucoup plus âgé qu’elle et connait ses premières expériences sexuelles avec lui, bien qu’elle soit encore qu’une enfant. Ensuite la famille part en vacances et l’ennui et encore au rendez-vous. Une fois de retour de vacances, Josyane ne retrouve plus Guido et commence à sortir avec d’autres garçons. Josyane est une fille en recherche de liberté et cherche à se distraire de la monotonie du foyer. Ainsi, elle fait son éducation sexuelle en couchant avec plusieurs personnes qu’elles soient plus vielles ou du même âge qu’elle. Celle-ci se laisse touchée sexuellement part les autres garçons est entretient ensuite une relation amoureuse avec un garçon de son âge, Philipe avec qui elle s’installe et partage une relation ordinaire et conventionnelle.

Tout d’abord, Christiane Rochefort fait ici un tableau très réaliste et très vrai des grands ensembles, de ces blocs illuminés la nui. Celle –ci dit avec beaucoup d’humour, le mal de vivre à Bagnolet, à Sarcelles et autres lieux du même type, sans âme, sans vie. Dans son roman, Christiane Rochefort nous montre un matérialisme prépondérant et très présent quant aux relations sociales enfants-parents. Les parents sont intéressés à l’idée de faire des enfants pour allocations. Ils les utilisent et quand ils en sont plus « valable » : poubelle comme avec Catherine (arriérée). De plus, nous ne retrouvons aucun amour, aucune affection familiale, un dénuement total de sentiment. Tout es fait machinalement et de manière très crus. De ce fait, nous penser que cela reflète la véracité de l’époque. Tout d’abord, plusieurs aspects de l’époque sont représentés dans son roman. Tout d’abord on trouve l’essor démographique, l’essor des services comme le développement social, la consommation (supermarchés, développement du tourisme, croissance des appareils ménagers et l’électroménager. D’autre part, les nouvelles conditions de vie sont évoquées dans le roman tel que l’Etat providence qui étend son développement d’intervention et de régulation des domaines économique et social. Les mesures prises sont de redistribuer les richesses, la recherche de justice sociale (allocations) HLM, pour les classes moyennes afin de garantir une homogénéité. En ce qui concerne les logements dans le livre, on peut dire que pour résoudre la crise des logements à cette époque, la création de grands ensembles a été nécessaire cependant, il existe des difficultés de se déplacer (difficile d’aller à Sarcelles pour Josyane). De plus les quartiers sont peu équipés en transport en communs et manque d’équipements collectifs ce qui se résout à un ennui, une « sarcelité » ce qui amène, par ailleurs, Josyane a fréquenté des garçons et à « s’amuser avec ». D’autre part, le livre n’évoque pas de manière direct le manque de qualité des constructions qui est tout de même un élément importants dans les critiques que l’on peut faire des grands ensembles.

Tout d’abord, j’aimerais dire que ce roman est très enrichissant culturellement parlant. En effet, ce livre expose très clairement les problèmes sociaux des années d’après-guerre et de la stigmatisation des classes moyennes. Certes, ce livre évoque les relations entre parents et enfants de manière très crus et pas forcément acceptable. En effet, les enfants sont vus comme un bénéfice et des objets afin de pouvoir posséder la télévision ou un nouveau réfrigérateur, ce qui peut être dérangeant au niveau de la moralité. Cependant, c’est un roman plein de vérité, même si celle-ci sont fortes et crues, qui apporte une richesse culturelle. Ce livre est très intéressant socialement parlant car il apporte des détails et des comportements des familles vivant dans les années 1960. Je conseille vivement ce livre afin de se donner une vision assez réaliste de la société à cette époque et montre à la fois l’évolution économique, sociale, démographique, culturelle et une évolution technologique.

Aaron R.